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GNO FAR

La conviction de l’association est que «si les enfants et les jeunes bénéficient de conditions favorables et adéquates pour leur épanouissement social, scolaire, sanitaire, culturel, politique, économique, professionnel et citoyen, il est fort probable qu’ils deviennent des hommes et des femmes responsables et capables de construire un monde de justice, d’équité, de solidarité et de paix»

Pourquoi GNO FAR a été fondée ?

L'idée source est de participer pleinement au développement de notre communauté dans l'esprit de solidarité / humanitaire et de coopération entre les membres ; à travers des actions et activités éducatives ; Culturelles ; Sportives, Écologiques, Socio-économiques et de Santé

APPROCHE ET STRATÉGIE D’INTERVENTION

Jeunesse en Action « GNO FAR  » est une association à but non lucratif créée en Janvier 2012 par un groupe de jeunes de la Casamance. Reconnue officiellement le 12 mars 2013, l’association est structurée autour d’une Assemblée Générale, d’un Comité Directeur et d’un Bureau. Une équipe technique et opérationnelle est chargée de la conduite des activités. Son action est orientée essentiellement vers la JEUNESSE, ENFANCE, PAIX et DÉVELOPPEMENT LOCAL ENDOGÈNE et L’INSTAURATION D’UNE PAIX DURABLE.

Ziguinchor est un département au sud du Sénégal riche en potentialités. Mais la sécheresse des années 1970-1973 a installé la pauvreté. En effet le déficit pluviométrique a permis l’intrusion de la langue salée dans les cuvettes rizicultivables, entraînant ainsi une diminution de la production agricole et accélérant le phénomène de l’exode rurale des jeunes. En plus la politique de désengagement de l’Etat mise en œuvre au début des années 80 et la dévaluation du F CFA intervenue en 1994 ont considérablement réduit le pouvoir d’achat des ménages, même si par ailleurs elles ont permis de réhabiliter les grands équilibres macro-économiques. La crise casamançaise a aggravé cette situation de pauvreté dans la région, amenant le taux de chômage à un taux très élevé. En effet Au début des années 1990, l’intensification de la lutte armée en Casamance prend des proportions inquiétantes et touche désormais les civils. C’est le début des déplacements forcés des populations de leurs villages vers des destinations parfois inconnues, des éclatements des familles qui abandonnent toutes leurs richesses (maisons, troupeaux, champs, bergers…). C’est en somme la généralisation de l’insécurité avec son lot d’atrocités (morts dans les combats, des civils pris entre deux feux et de nombreux orphelins et handicapés). Sur le plan économique, l’insécurité générale avait conduit au cours des années 90 à l’arrêt des activités de certains projets, programmes, ONG, et même au ralentissement des interventions des structures étatiques d’encadrement, de recherche, etc. Sur le plan social, les mécanismes de régulation avec les diverses assemblées et réunions de famille, de congrès de village, et des mouvements associatifs connaissent également un regain d’activité caractéristique d’un retour progressif de la paix. Aujourd’hui ; fort de l’accalmie constatée depuis la signature des accords de paix de 2004, l’on note une reprise des activités économiques un peu partout dans la région, ce qui suscite beaucoup d’espoir auprès des populations et des partenaires techniques et financiers

Dans les villes, la pauvreté est plus accentuée dans les quartiers périphériques et l’éloignement du centre de la ville crée un isolement relatif par rapport au reste. Le manque de services sociaux augmente le chômage. Un exemple de quartier marginalisé où l’on rencontre plusieurs problèmes sociaux est Nema 2. Ce quartier, où vivent approximativement 2000 personnes, n’est pas loti il n’y a pas d’électricité, les maisons ne sont pas délimitées et les routes non dégagées sont impraticables surtout en hivernage. De plus, on note quelques cas de violences dus notamment aux conditions sociales difficiles et à la promiscuité et aux activités illicites (le commerce de chanvre indien) dont s’adonnent la plupart des jeunes de ce quartier. Le niveau de scolarisation y est très faible et le manque d’informations et de prévention sexuelle favorise les grossesses précoces; dans le quartier on y compte plus de 100 filles mères âgées entre 12 et 22 ans.